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Pourquoi le portage salarial rivalise avec l’auto-entreprise ?

Longtemps laissé de côté au profit de l’auto-entreprise, le portage salarial tend à se développer depuis quelques années, surtout depuis l’émergence du télétravail avec la crise sanitaire. Désormais, il est bien difficile pour certains entrepreneurs de choisir entre la micro-entreprise et le portage, car si ces deux statuts se prêtent parfaitement à une activité en freelance, leurs avantages très différents ont de quoi faire réfléchir.

Mais alors, pourquoi le portage salarial rivalise-t-il autant avec l’auto-entreprise ? Pour le comprendre, intéressons-nous aux caractéristiques de ces deux modes de travail et à leurs conséquences pour l’entrepreneur.

Les avantages de l’auto-entreprise sur le portage salarial

Face à des formalités de création allégées, l’auto-entreprise est un statut simple et rapide d’accès, qui convient à une multitude d’activités différentes. De plus, les cotisations réduites de cette entreprise permettent une meilleure rentabilité à l’auto-entrepreneur, sans parler de la franchise en base de TVA, qui allège un peu plus les contraintes administratives de l’entrepreneur débutant. 

Si l’auto-entrepreneur peut avoir une impression d’autonomie accrue par rapport au portage salarial, bien que dans les faits, le salarié porté reste libre de choisir comment développer son activité et réaliser ses missions, ce sont sans doute les cotisations sociales réduites de la micro-entreprise qui sont les plus convaincantes. D’un maximum de 22 %, ces dernières font sensiblement la différence si on les compare aux 47 % de frais déduits du salaire brut du salarié porté.

De plus, lorsque l’activité de l’auto-entrepreneur se développe rapidement et avec succès, ce dernier peut basculer simplement sur un autre statut. A contrario, lorsque le portage salarial ne suffit plus, le salarié porté doit repartir de zéro, même s’il conserve son carnet de contacts et de clients.

Les avantages du portage salarial sur l’auto-entreprise

Bien entendu, la popularité du portage salarial face à l’auto-entreprise se résume principalement aux avantages réservés d’habitude aux salariés traditionnels. En effet, l’entrepreneur porté est assimilé à un véritable salarié, même s’il reste autonome dans le cadre de son activité, et peut ainsi profiter de la protection sociale du régime général, ou même de l’assurance chômage.

Également, le salarié porté n’a plus à s’occuper de la gestion administrative de son activité, puisque tout est pris en charge par la société de portage salarial, de l’élaboration des factures à la comptabilité, en passant par les déclarations fiscales. Il peut ainsi se concentrer sur son cœur de métier et sur ses missions, d’autant plus qu’il n’est pas soumis à un plafond maximum pour son chiffre d’affaires.

Enfin, l’entrepreneur en portage bénéficie de l’assurance responsabilité civile professionnelle souscrite par l’entreprise de portage salarial (voir ici), un avantage non négligeable dans certains cas de figure.

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Devenir riche ?

Votre oeil aguerri l’aura remarqué : ce blog porte deux catégories intitulées bien investir et bien vivre. Vous ne verrez ici aucune phrase ronflante vous promettant de devenir riche, nulle explication de comment vous pouvez devenir riche grâce à 10 astuces simples ou autre attrape-nigaud de la sorte. Il y a de très nombreuses raisons à cela, mais la première est très prosaïque : définir ce qu’est être riche n’est pas facile du tout.

Tout le monde y va de sa définition, mais je trouve qu’un bon point de départ est cette phrase de Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon (anciens sociologues au CNRS, maintenant impliqués en politique, tous leurs livres sont ici)  : « La richesse offre la possibilité de libérer son temps et son esprit de toute une série de problèmes matériels qui empoisonnent la vie de la plupart des gens. Mais la richesse, ce n’est pas qu’un niveau de revenu, c’est aussi une façon d’être, une assurance, une aisance, une façon de parler, de se tenir en société, et qui marque l’incorporation physique des privilèges ».

Sur la plupart des blogs de finances personnels on voit des gens qui aspirent à être riche, mais sans réellement savoir ce qu’ils veulent pour eux-même, et c’est un problème car comment atteindre quelque chose dont on n’a pas décidé ce que c’était. Définir la richesse est d’autant plus paradoxale qu’en revanche il est facile de définir ce qu’est « ne pas être riche », être précaire ou être pauvre.

Le dernier cas, le plus malheureux, on peut le définir financièrement comme ne pas avoir assez d’argent pour remplir ses besoins les plus vitaux (je vous renvoie à la pyramide de Maslow pour en savoir plus). Etre précaire, on peux dire par extension que c’est ne plus être pauvre, mais être en situation où un accident de la vie (chômage, maladie, voiture qui tombe en panne, etc.) vous rend pauvre de manière plus ou moins permanente. Mais ensuite, quand on a au moins assez d’argent à la banque pour vivre « normalement » (pour peu qu’on sache définir ce mot), quand est-ce qu’on devient riche ?

Il y a de nombreuses études sur la perception de la richesse, et une définition plus moins officielle. En février 2013, une enquête effectuée par l’IFOP expliquait que pour les français une personne riche est une personne qui perçoit en moyenne un revenu net égal ou supérieur à 6 500 € par mois. Ce seuil parait en fait assez haut, et en vérité il correspond à moins de 2% de la population. Une définition plus formelle est donnée par le centre d’observation de la société :  le seuil de richesse est égal à deux fois le revenu médian. En France cela veut dire autour de 3100 euros pour une personne seule, autour de 6000 euros pour deux, et autour de 8000 euros pour une famille avec deux enfants.

Est-ce à dire que la richesse n’est qu’un simple passage de seuil en matière de revenu ? Si c’était le cas, cela voudrait dire qu’un ermite vivant dans le Larzac avec 5000 euros par mois serait moins riche qu’un parisien gagnant 6000 euros par mois ? Personnellement, j’ai un autre point de vue, et je propose la définition suivante : être riche c’est d’abord ne plus être « dépendant » de l’argent et aussi ne plus être dépendant de sa relation à l’argent. La différence entre les deux étant en fait la capacité à ne pas vouloir plus que ce que l’on a déjà une fois atteint un certain niveau de confort (que l’on appellera le niveau de vie souhaité).

Ce blog porte sur ce double objectif et à la capacité à atteindre un stade ou on n’a pas besoin de gagner de l’argent par un travail que l’on aime pas, pendant un temps arbitraire (mais par forcément infini). Au delà d’avoir du patrimoine ou des rentes, cela passe par un travail sur sa relation à l’argent, aux biens matériels, à ses besoins réels et au niveau de vie que l’on souhaite. Cette dernière phrase est importante car elle signifie qu’il faut réfléchir à sa notion personnelle de « réussite » et à ses attentes dans la vie, à ses projets à court/moyen et long terme. Bref, la richesse va au delà de l’argent (mais l’argent est nécessaire pour être riche).