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Achat d’un deux-roues électrique : le bonus écologique prolongé

Pour faciliter la transition énergétique et permettre aux Français de changer leur véhicule thermique au profit d’un modèle électrique, le gouvernement et les collectivités ont mis en place un certain nombre d’aides financières. Parmi elles, le bonus écologique est devenu l’un des dispositifs incontournables suite à son lancement en 2008. Pourtant, après toutes ces années de bons et loyaux services, l’aide devait prendre fin le 1er juillet 2022. 

Mais, contre toute attente, quelques mois de sursis ont, semble-t-il, été accordés aux Français, avec une prolongation inattendue du bonus écologique. On fait le point.

Le bonus écologique en bref…

Comme vu en introduction, le bonus écologique est une aide financière versée par le gouvernement français pour aider la population à migrer progressivement vers les véhicules électriques ou hybrides rechargeables.

Lancé en 2008, ce dispositif a d’ores et déjà aidé de nombreux foyers pour l’achat d’une nouvelle voiture, ce dont se félicite l’État pour lequel l’objectif initial de l’aide a été atteint. Pour cette raison, le bonus écologique devait prendre fin le 1er juillet 2022, réduisant ainsi le champ des aides possibles.

Néanmoins, quelques mois supplémentaires se sont vus ajoutés, et pour cette période, certaines conditions d’accès ont même été modifiées.

Les nouvelles conditions d’accès au bonus écologique

Non seulement le bonus écologique est maintenu jusqu’au 31 décembre 2022, mais en plus, les conditions ont évolué pour ouvrir un peu plus le dispositif aux Français.

En effet, on remarque par exemple que le montant d’achat maximal du véhicule pour un bonus de 6 000 euros a augmenté. Auparavant, celui-ci était fixé à 45 000 euros, mais depuis le 1er juillet 2022, date de la prolongation, ce même prix est fixé à 47 000 euros.

Autre changement, les conditions liées à la facturation et notamment à l’envoi de la facture pour l’obtention du bonus écologique. Ainsi, tout véhicule ayant été commandé avant la date limite de la prolongation du dispositif, à savoir le 31 décembre 2022, pourra être éligible à l’aide, à condition que la facture d’achat soit envoyée avant le 30 juin 2023.

Les raisons de la prolongation du bonus écologique

La prolongation du bonus écologique n’est pas due au hasard. Effectivement, au vu du contexte économique en France, avec entre autres la diminution du pouvoir d’achat et l’augmentation conjointe du carburant et de l’énergie, l’État français ne veut pas ajouter de difficultés supplémentaires.

De plus, il ne faut pas oublier non plus que les véhicules électriques et hybrides sont touchés par un allongement conséquent des délais de livraison. Celui-ci est notamment le fruit de l’augmentation des matières premières, mais aussi des pénuries qui surviennent dans le monde entier, notamment depuis le début du conflit Ukraine-Russie.

Enfin, notons tout de même qu’une autre aide financière est toujours disponible : la prime à la conversion. Elle est d’ailleurs cumulable avec le bonus écologique. En ayant recours à ce dispositif, il est aussi possible de financer l’achat d’un nouveau véhicule non polluant, électrique ou hybride, en mettant à la casse son ancien véhicule thermique.

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Les répercussions financières d’un décès

Outre le vide laissé par le décès d’un proche (parents célibataires, époux, partenaire de pacs, etc.) les répercussions financières sont loin d’être négligeables et la famille supporte les conséquences négatives de ce décès.

Les démarches et formalités d’après décès

Sans délai, le conjoint survivant ou un membre de la famille du défunt fait la déclaration du décès à la mairie de son lieu d’habitation. Le certificat de décès est ensuite transmis aux organismes concernés : banque, notaire, Caisse d’Assurance Maladie, Caisse d’Allocations Familiales, Caisse retraite, Mutuelle, etc.

Attention, le versement des aides par les organismes sociaux n’a lieu que si la famille du défunt effectue les formalités adéquates.

Les crédits souscrits avant le décès 

Le couple qui souscrit un prêt immobilier prend une assurance décès. Selon les bénéficiaires de cette assurance, les échéances sont prises en charge, en partie ou en totalité. Dans le premier cas, le conjoint survivant (époux, partenaires de pacs) continue de régler le montant des échéances.

Les crédits à la consommation souscrits avant le décès sont basés sur le même principe. Si le décès du souscripteur n’est pas couvert par une assurance, les échéances doivent être honorées par le conjoint survivant ou par les héritiers.

Le blocage des comptes du défunt

Alors que l’établissement bancaire bloque les comptes de la personne décédée à la réception du certificat de décès, le montant des frais d’obsèques est malgré tout réglé à partir de ces mêmes comptes, sur présentation de la facture des pompes funèbres.

Le blocage des comptes et livrets du défunt est une difficulté majeure, même si la banque honore les chèques et les règlements par carte bancaire effectués avant la date du décès.

Faire face aux dépenses liées au décès

Il existe des solutions pour soutenir la famille lors du décès d’un proche :

  • Les héritiers utilisent leur héritage pour rembourser les crédits (si pas d’assurance décès).
  • Le conjoint survivant ou les enfants du défunt sont bénéficiaires de certaines aides après avoir réalisé les formalités et les démarches nécessaires :

auprès des organismes sociaux et des centres d’action sociale :

  • CPAM : Caisse Primaire d’Assurance Maladie (Sécurité Sociale),
  • CNAV : Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse,
  • CCAS : Centre Communal d’Action Sociale,
  • MSA : Mutuelle Santé Agricole,
  • CAF : Caisse Allocations Familiales,

auprès des compagnies d’assurance :

  • contrat assurance vie : le conjoint ou les enfants désignés comme bénéficiaires touchent le capital souscrit par le défunt avant son décès, 
  • contrat assurance décès ou assurance obsèques : les bénéficiaires perçoivent le montant défini à la signature du contrat sous la forme d’une rente,
  • contrat obsèques : organisation et prise en charge du montant des frais d’obsèques. 

La famille de la personne décédée qui n’a pas connaissance de l’existence d’un tel contrat doit contacter l’AGIRA.

  • Le conjoint survivant peut bénéficier d’une pension de réversion correspondant à un pourcentage du montant de la retraite du défunt. 
  • Les aides financières « exceptionnelles » accordent au conjoint survivant ou aux enfants du défunt le droit de bénéficier d’un certain montant en argent si le décès du parent est accidentel : maladie professionnelle, accident du travail

Le conjoint et les enfants en tant qu’héritiers peuvent refuser leur héritage si la procédure de succession définit que l’actif du défunt (montant de la succession) est inférieur au passif (montant des dettes).

Lorsque les héritiers refusent leur héritage, ce sont les actifs du défunt qui servent à régler les dettes.

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Pourquoi le portage salarial rivalise avec l’auto-entreprise ?

Longtemps laissé de côté au profit de l’auto-entreprise, le portage salarial tend à se développer depuis quelques années, surtout depuis l’émergence du télétravail avec la crise sanitaire. Désormais, il est bien difficile pour certains entrepreneurs de choisir entre la micro-entreprise et le portage, car si ces deux statuts se prêtent parfaitement à une activité en freelance, leurs avantages très différents ont de quoi faire réfléchir.

Mais alors, pourquoi le portage salarial rivalise-t-il autant avec l’auto-entreprise ? Pour le comprendre, intéressons-nous aux caractéristiques de ces deux modes de travail et à leurs conséquences pour l’entrepreneur.

Les avantages de l’auto-entreprise sur le portage salarial

Face à des formalités de création allégées, l’auto-entreprise est un statut simple et rapide d’accès, qui convient à une multitude d’activités différentes. De plus, les cotisations réduites de cette entreprise permettent une meilleure rentabilité à l’auto-entrepreneur, sans parler de la franchise en base de TVA, qui allège un peu plus les contraintes administratives de l’entrepreneur débutant. 

Si l’auto-entrepreneur peut avoir une impression d’autonomie accrue par rapport au portage salarial, bien que dans les faits, le salarié porté reste libre de choisir comment développer son activité et réaliser ses missions, ce sont sans doute les cotisations sociales réduites de la micro-entreprise qui sont les plus convaincantes. D’un maximum de 22 %, ces dernières font sensiblement la différence si on les compare aux 47 % de frais déduits du salaire brut du salarié porté.

De plus, lorsque l’activité de l’auto-entrepreneur se développe rapidement et avec succès, ce dernier peut basculer simplement sur un autre statut. A contrario, lorsque le portage salarial ne suffit plus, le salarié porté doit repartir de zéro, même s’il conserve son carnet de contacts et de clients.

Les avantages du portage salarial sur l’auto-entreprise

Bien entendu, la popularité du portage salarial face à l’auto-entreprise se résume principalement aux avantages réservés d’habitude aux salariés traditionnels. En effet, l’entrepreneur porté est assimilé à un véritable salarié, même s’il reste autonome dans le cadre de son activité, et peut ainsi profiter de la protection sociale du régime général, ou même de l’assurance chômage.

Également, le salarié porté n’a plus à s’occuper de la gestion administrative de son activité, puisque tout est pris en charge par la société de portage salarial, de l’élaboration des factures à la comptabilité, en passant par les déclarations fiscales. Il peut ainsi se concentrer sur son cœur de métier et sur ses missions, d’autant plus qu’il n’est pas soumis à un plafond maximum pour son chiffre d’affaires.

Enfin, l’entrepreneur en portage bénéficie de l’assurance responsabilité civile professionnelle souscrite par l’entreprise de portage salarial (voir ici), un avantage non négligeable dans certains cas de figure.

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Devenir riche ?

Votre oeil aguerri l’aura remarqué : ce blog porte deux catégories intitulées bien investir et bien vivre. Vous ne verrez ici aucune phrase ronflante vous promettant de devenir riche, nulle explication de comment vous pouvez devenir riche grâce à 10 astuces simples ou autre attrape-nigaud de la sorte. Il y a de très nombreuses raisons à cela, mais la première est très prosaïque : définir ce qu’est être riche n’est pas facile du tout.

Tout le monde y va de sa définition, mais je trouve qu’un bon point de départ est cette phrase de Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon (anciens sociologues au CNRS, maintenant impliqués en politique, tous leurs livres sont ici)  : « La richesse offre la possibilité de libérer son temps et son esprit de toute une série de problèmes matériels qui empoisonnent la vie de la plupart des gens. Mais la richesse, ce n’est pas qu’un niveau de revenu, c’est aussi une façon d’être, une assurance, une aisance, une façon de parler, de se tenir en société, et qui marque l’incorporation physique des privilèges ».

Sur la plupart des blogs de finances personnels on voit des gens qui aspirent à être riche, mais sans réellement savoir ce qu’ils veulent pour eux-même, et c’est un problème car comment atteindre quelque chose dont on n’a pas décidé ce que c’était. Définir la richesse est d’autant plus paradoxale qu’en revanche il est facile de définir ce qu’est « ne pas être riche », être précaire ou être pauvre.

Le dernier cas, le plus malheureux, on peut le définir financièrement comme ne pas avoir assez d’argent pour remplir ses besoins les plus vitaux (je vous renvoie à la pyramide de Maslow pour en savoir plus). Etre précaire, on peux dire par extension que c’est ne plus être pauvre, mais être en situation où un accident de la vie (chômage, maladie, voiture qui tombe en panne, etc.) vous rend pauvre de manière plus ou moins permanente. Mais ensuite, quand on a au moins assez d’argent à la banque pour vivre « normalement » (pour peu qu’on sache définir ce mot), quand est-ce qu’on devient riche ?

Il y a de nombreuses études sur la perception de la richesse, et une définition plus moins officielle. En février 2013, une enquête effectuée par l’IFOP expliquait que pour les français une personne riche est une personne qui perçoit en moyenne un revenu net égal ou supérieur à 6 500 € par mois. Ce seuil parait en fait assez haut, et en vérité il correspond à moins de 2% de la population. Une définition plus formelle est donnée par le centre d’observation de la société :  le seuil de richesse est égal à deux fois le revenu médian. En France cela veut dire autour de 3100 euros pour une personne seule, autour de 6000 euros pour deux, et autour de 8000 euros pour une famille avec deux enfants.

Est-ce à dire que la richesse n’est qu’un simple passage de seuil en matière de revenu ? Si c’était le cas, cela voudrait dire qu’un ermite vivant dans le Larzac avec 5000 euros par mois serait moins riche qu’un parisien gagnant 6000 euros par mois ? Personnellement, j’ai un autre point de vue, et je propose la définition suivante : être riche c’est d’abord ne plus être « dépendant » de l’argent et aussi ne plus être dépendant de sa relation à l’argent. La différence entre les deux étant en fait la capacité à ne pas vouloir plus que ce que l’on a déjà une fois atteint un certain niveau de confort (que l’on appellera le niveau de vie souhaité).

Ce blog porte sur ce double objectif et à la capacité à atteindre un stade ou on n’a pas besoin de gagner de l’argent par un travail que l’on aime pas, pendant un temps arbitraire (mais par forcément infini). Au delà d’avoir du patrimoine ou des rentes, cela passe par un travail sur sa relation à l’argent, aux biens matériels, à ses besoins réels et au niveau de vie que l’on souhaite. Cette dernière phrase est importante car elle signifie qu’il faut réfléchir à sa notion personnelle de « réussite » et à ses attentes dans la vie, à ses projets à court/moyen et long terme. Bref, la richesse va au delà de l’argent (mais l’argent est nécessaire pour être riche).